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Enfin seule. Chez moi qui plus est. Probablement la première fois que ça arrive depuis que j'ai emmenagée , ou du moins la première fois que je l'apprécie autant. Moment privilégié à savourer intensément. Barbara et Brel, du thé, un livre que je n'ai pas encore choisi ... mais auparavant 3 ou quatre choses. Quelques questionnements :
Quand commence l'alcoolisme ? Tu crie haut et fort que tu n'as pas besoin de boire, que tu es prêt à arrêter pour moi car tu ne le tiens pas bien et deviens vite fatiguant au point de plomber des soirées lorsque tu es ivre. Bizzarre influence de l'alcool. On peut boire pour oublier, par désespoir pour se détruire un peu plus ou alors au contraire pour passer un bon moment entre amis et se déshiniber un peu. Ce qui implique de connaître ses propres limites, limites entre la simple griserie qui permet de s'éclater tranquillement, et le moment où on ne se controle plus. Tu as 28 ans. Ca implique quand même que tu connaisse tes limites, et ce depuis des années. Alors pourquoi cette mascarade ? Es-tu réellement alcoolique puisque tu ne peux pas t'empêcher de boire alors que tu devais arrêter, afin de justement ne plus te retrouver à faire chier tout le monde. Tu as le vin mauvais, tu le sais, et ça devrait te dissuader d'en boire. L'alcool te fait vraiment mal. Et à tous ceux autours de toi. Par conséquent il y en a marre.
Tu dis absolument vouloir changer, te stabiliser car tu ne veux pas m'offrir ta débauche et ta putain de vie d'artiste bohème qui consiste en gros, à 28 ans à te faire entretenir par une fille de 18, que tu aimes et qui t'aime, certes, mais qui commence sérieusement à en baver. Tu dis être un artiste paumé, certes mais vouloir aussi me garder à tout prix et par conséquent avoir une existence stable à m'offrir. Tu admires Musset et Chopin mais ne veux pas de leur vie hasardeuse. Je te crois evidemment, et te soutiens, et au final me retrouve Sand, Sand et son pauvre enfant qui lui pleure dans les bras en suppliant son pardon. Sand s'est sacrifiée complètement pour lui, mais méfie-toi. J'ai beau t'aimer plus que tout viendra un moment où je ne pourrais plus continuer comme ça. Ironie du sort. Tu n'a plus de mère, et par conséquent la cherche dans toutes les compagnes que tu as eu, moi y compris. Mais manque de bol : Oedipe me colle également à la peau. On est pas dans la merde ...
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Marasme existentiel
Résumé de ma vie sentimentale des trois dernières années :
- Victor s'amourache d'une amie (bon ok, une chienne plutôt), me trompe, me ment, je souffre, blabla ----> 3 mois - Nous nous remettons ensemble ------> 6 mois - Je tombe amoureuse d'un petit déjanté de 17 ans qui me déchire le coeur en lambeaux, quitte Victor, ne supporte pas qu'il soit absent de ma vie bien que je ne l'aime plus car il a trop compté pour moi et c'est grace à lui que je suis telle que je suis aujourd'hui. Séparation + tentative de formation de couple avec petit déjanté de 17 ans complètement dépourvu de confiance en lui => foirage, + léger détail : une de mes meilleures amies de l'époque l'aime également (plus ridicule comme situation tu meurs) -----> 6 mois - Victor et moi nous remettons ensemble alors que j'aime encore le petit con qui m'a quittée. Je fais tout pour l'oublier et accepte de me remettre avec lui parce que je suis persuadée que c'est avec lui que je veux faire ma vie et construire un avenir. Je sais que je ne l'aime pas autant que je le voudrais et sais pertinemment qu'il y aura un dérapage à un moment où en autre. Je prie juste pour que ce moment n'arrive pas trop vite, et que d'ici là je serais retombée dingue amoureuse de lui. Dans tout les cas, même si c'est abject, je préfère le tromper plutôt que le quitter : il est hors de question qu'il resouffre le martyr à cause de moi, à cause d'une passade qui me permettra uniquement de me rendre compte que c'est lui que j'aime ----> ces 6 derniers mois - Je suis actuellement tombée amoureuse de mon ..... colocataire ! Enfin, de NOTRE colocataire, plus précisemment. Ben oui, Victor et moi avons fini par nous installer ensemble ... tout cela pourrait être gérable (j'ai pour spécialité d'enfouir mes attirances bien au fond de mon inconscient, qui a d'ailleurs un comportement spécial pour ça), si seulement le colocataire en question ne partageait pas mes sentiments. Or ils sont plus que réciproque.
Besoin de raconter tout ce qu'il s'est passé : Victor ayant réussi le concours de théâtre et moi ayant échoué et passant pas mal de temps à la fac, nous ne nous voyons pas tant que ça. Ce qui d'ailleurs m'enchantait premièrement, puisque l'abscence ravive la flamme, le manque et le désir de l'autre. Donc forcément, la personne qui a à peu près les même horaires que moi, ce n'est pas lui mais mon coloc. Nous avons passé de plus en plus de temps ensemble, découvrant que nous avions les mêmes délires et les mêmes goûts littéraire - ce qui a engendré quelques soirées tardives et paisibles où nous nous lisions des poèmes, etc. Nous étions en symbiose totale, nous comprenions totalement, étions généralement de la même humeur - déprimés ou heureux les mêmes jours. Bizzarement, il me manquait beaucoup quand je ne le voyais pas et étais toujours heureuse de le retrouver et de le voir, même si nous ne nous disions rien . Nous nous aimions beaucoup, ne manquions pas de nous le dire et à cause de cette complicité extrême n'hésitions pas à nous prendre dans nos bras de temps à autres, notamment le soir avant d'aller se coucher. Un soir où nous étions déprimés tous les deux, nous sommes allés nous promener dans la rue - errer plus exactement - sans savoir où nous allions. Nos pas nous ont alors menés jusqu'au cimetière, où nous n'étions jamais allés, bien qu'adorant tous les deux ce genre d'endroit. Celui-ci étant évidemment fermé à 19h30, nous avons dû escalader. Puis nous nous sommes promenés dans les allées entre les tombes, faisions souvent un blocage devant la même. Nous étions heureux, ressentant un étrange calme mêlé d'excitation - étonnés d'ailleurs de ressentir exactement la même chose tous les deux, dans une sitation aussi peu ordinaire. Après quelques heures de promenade, nous avons fini par nous asseoir au milieu d'une allée ... et y aurions volontiers passé toute la nuit dans les bras l'un de l'autre (ben oui il faisait froid....). Et puis dans le genre "plus romantique tu meurs", le faisceau de la lune sur les tombes, les étoiles, les cyprès, un couple impossible ... agrémentaient voluptueusement l'ambiance. Nous avons fini par partir, à contrcoeur, mais sans que rien d'ambiguë (ou presque) ne puisse compromettre notre situation. J'ai passé la journée suivante - cad hier - dans un énorme trip romantique et solitaire, à écrire, écouter Chopin et lire Sambre. Il me manquait abominablement et j'attendais son retour, espérant qu'il aurait l'idée de monter voir ce que je faisais et serait resté écouter Chopin dans le noir avec moi. Ce qu'il se passa. Evidemment nous n'avons pû tenir sans comprometre gravement notre sitation, finissant par nous avouer que nous nous aimions, et que tout celà allait devenir rapidement un vaste merdier ingérable. Ce qui ne manqua pas de se produire quelques minute plus tard, puisque Victor rentrant beaucoup plus tôt que prévu nous a fait coup de "Ciel mon mari". Panique générale. Des heures et des heures de discussion pour justifier et sauver la sitation in extremis. Mensonge, tromperie. Je n'aurais jamais cru en être capable. Je deviens un véritable bourreau, une pure salope, disons-le. Il ressort de la discussion que Victor ne partira pas en live à cause de moi, qu'il est dans une année décisive et que par conséquent il ne laissera pas notre relation la foirer. Que le théâtre est plus important que moi - ce que je comprend totalement. Que faire ? Laisser passer du temps ? A coup sur ... le temps me dira exactement si j'aime véritablement Tobia et ce que je dois faire. En attendant, je ne vois pas d'autre solution que de continuer dans cette voie. Quitter Victor immédiatement pour une amourette avec quelqu'un que je ne connais que depuis 3 semaines serait ridicule, bien qu'il soit déjà en train de remettre notre couple en question. Mais passer à côté d'une histoire d'amour serait impossible, surtout quand on vit sous le même toit. Comme l'a si bien dit Victor, les cartes sont dans ma main. C'est à moi de sauver notre couple si je le juge utile, ou de le laisser couler. Soit. Mais en attendant, tout ça n'est pas très clean.
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Hey ! Bonsoir ! Bonsoir a vous, les amis, mes meilleurs amis ... attention j'ai nommé : la très chère Stabilité, la grande Logique et la mystérieuse (n'oublions pas la diérèse) Conscience. Vous trois formant l'imparable trio de l'Ordre. Ah ... comme je vous aime... la vie sans vous serait impossible ... la preuve ! Et oui! Ca, c'est moi ! La Preuve ! Bonjour ! En ce 1er jour du mois de grace novembre, je vous implore de revenir ... vous me manquez tellement !!! Ma vie sans vous devient infernale, c'est vrai quoi ... c'est même plus qu'une prière, il en va de votre devoir !! C'est vrai, si vous laissez crever les gens dans leur bordel, à quoi servez-vous donc ?? Par la présente, je vous somme, si vous passez par ici, de retourner illico dans ma tête, et par conséquent dans ma vie, ok ??! Non mais c'est vrai, sans vous je deviens folle ! la Preuve ! (oui c'est toujours moi) la chose que je suis en train de faire en ce moment même : combinaison même d'une folie causée par votre absence comportant : rejet des idéaux, bordel sentimental et .... bordel vital général !! Vous n'avez aucune idée de l'atrocité que je commet en ce moment même ? Ah ! La chance est avec vous car j'ai trop honte pour l'écrire ...je vous dirais seulement qu'elle porte en elle l'immoralité, engendrant la destruction et la lobotomisation ... Vous avez peur hein ??? Ben c'est de VOTRE FAUTE !! MOUHAHAHA A BIENTOT J'ESPERE
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aaargh ce que je peux être nostalgique ... pas forcément nostalgique mais je replonge dans le passé et suis incapable d'en sortir. Why ? Nouvel écrit du fantôme. Il serait quand même temps que je m'y habitue, si je dois entamer une correspondance mailique avec lui (ça tombe bien, j'avais plus personne). Va se lancer dans des études de droit. Il est fiancé !!! à même pas 18 ans bordel ... Et puis jolie photo en prime. C'est qu'il a prit de la carrure le "petit" québécois... mais il a toujours les même mains ... doux souvenir que ces mains ... il faudrait pas que je réentende sa voix. Un mail, et c'est la plongée dans le passé. Relecture du journal intime de l'époque (ce que je pouvais être creuse), des mails (imprimés dedans ben voui j'étais une pure ado à la con ), et des lettres envoyées par les amis de l'époque. Elle surtout.C'est alors qu'une interrogation subsiste : mais pourquoi au juste avons-nous coupé les ponts ? Que de raisons futiles ! Tout était de ma faute en fait. De la faute de mon égo bordel. Qui aurait cru qu'il était tellement surdimensionné à cette époque là ? (c'est vrai quoi, j'étais pas encore Dieu). Ai toujours eu l'impression qu'on s'était quittées parce que j'étais son faire-valoir et qu'elle n'avais pas supporté le fait que je la "dépasse" (jme comprend) et que je change. Alors que non. Rien de tout ça. Un simple malentendu du à mon ego et ma susceptibilité. Merde ! Je me serai pas crue comme ça. C'est alors que je lance un appel pour savoir où j'en suis : Ais-je réellement (ou plutôt encore) un ego surdimensioné ? En ais-je strictement rien à foutre de mes amis ? Sous-entendant par là qu'une seule personne (à l'exeption de moi) compte dans ma vie, que je ne me soucie QUE de cette personne et que je serai prête à abandonner mes amis pour elle ? Avez-vous l'impression que je vous aime ? Vous-ai-je déjà VRAIMENT fais du mal ? Pffiou. Dire que je suis passée d'une pure ado niaise et naïve à une pouf égocentrique. Qui suis-je bordel ? Un mélange des 2 ? Il est vrai que je suis pas mal naïve, mais mon égo, où se situe-t-il ? En même temps, je suis en train d'écrire sur moi en me demandant ce que je suis, cela traduit-il un ego déjà pas mal développé ? Ce que j'aimerai lui parler ... avoir son avis sur la question ... avec du recul et de la maturité, ça pourrait être très positif. Mais ridicule ? Est-il bon de déterrer le passé, ne serait-ce que pour faire le point, en quelque sorte ? Nous étions bien jeunes, et bien stupides, qu'en est-il aujourd'hui ? Ce n'était que des gamineries ... pourquoi une cassure si nette, si brutale, si définitive ? Qui est-elle aujourd'hui ??? Ne serais-je pas vraiment passée à côté de quelque chose, à cause de ce putain d'ego ? Nous étions si proches ... et maintenant, cette indifférence .... En espérant qu'au prochain mail je ne rouvre pas la boite à ex pour me plonger dans lettres et photos, je vais vainement essayer (pourquoi vainement?) de me concentrer sur le PRESENT, si chiant soit-il (oui ben c'est ça le problème), et ça rejoint d'ailleurs pas mal ce dans quoi je devrai être plongée depuis le début de l'après-midi : LA dissert de philo
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Test pour se positionner politiquement : très bien fait et très intéressant (voire utile pour les indécis, 2007 approche : soyons citoyens, merde) http://www.politest.fr/ (comme quoi il m'arrive aussi de glander sur internet pour décompresser d'un sujet de philo, mais glander utilement 
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Article à la con ? bof - Photo de famille dirons-nous

Benabar - L'itinéraire A quatre sur la banquette arrière A six dans une petite voiture On tourne maintenant depuis deux heures Cette fête elle est bien quelque part L'itinéraire est formel On aurait dû depuis longtemps Quitter la Nationale Qu'est-ce qu'on fout à Orléans C'est bon gare-toi, fais demi-tour Je te parle sur l'ton que je veux A cause de toi on fait un détour D'une centaine de bornes, si peu Quoi ? J'arrête pas de me plaindre C'est complètement faux J'aimerais étendre mes jambes J'crois qu' je fais de la rétention d'eau Si on reconnaît quelqu'un à ses copains J'espère que les miens sont très très bien J'espère surtout qu'ils savent où on va Parce que moi vraiment, les gars, je sais pas Une fois quitté la Nationale Faut aller jusqu'au rond point ? Prendre à gauche direction Bonneval Il est où ce putain de rond point ça déprime le conducteur Qui n'avait déjà pas le moral Une femme lui a brisé le coeur Nous on le soutient c'est normal Elle n'était pas digne de toi Faut surtout pas que tu la regrettes En plus elle te trompait On le sait on se l'est tous faite Vraiment tu mérites mieux Elle ressemble à Jean Gabin Nous remercie pas mon vieux C'est fait pour ça les copains A gauche entrer dans le bourg Après l'église, deuxième à droite J'ai l'impression qu'on se goure Qu'est-ce qu'on fout sur l'autoroute ? On a bien sûr tenté d'appeler On n'a laissé que des messages J'imagine les portables bien rangés Dans les blousons sur un lit à l'étage Tant pis pour cette fête, on la trouvera jamais L'itinéraire par la fenêtre, va tout droit On verra bien Serrés à six dans une petite voiture J'échangerais pas ma place Même si on va dans l' mur.
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Il y a des périodes de sa vie qu'on enterre. Bonnes ou mauvaises comme toutes choses elles touchent à leur fin et une nouvelle ère commence. Et ainsi de suite. Pour des siècles et des siècles ... amen. Puis, quelque chose les déterre. Une réconciliation avec le passé. Miraculeusement, on revit des souvenirs, les rêves nous reprennent, jusqu'au jour fatidique : celui de la rencontre avec le fantôme. Pas forcément oublié, mais absent. Parti. Egaré. Loin. A travers de nouveaux paysages. De nouveaux pays. De nouveaux amis. Une nouvelle culture. Un autre continent. Qui est-il maintenant ? Que suis-je devenue ? Allons-nous nous regarder dans le blanc des yeux sans trouver la moindre parole à dire ? Ou pire, évoquer les vieux souvenirs, parler du "bon vieux temps" ? Mais ce temps là, justement, était-il bon ? Il me semble ... et si après ça il ne l'était plus ? Une des meilleures périodes de ma courte existence. L'innocence,l'inconscience, l'immaturité à l'état pur : la véritable adolescence. Reflet de la stupidité que je condamne chez les autres, et que j'ai connu trop tôt. Tant mieux, il me semble. Plus aucun contacts. Et ces "supers amis" dont j'étais inséparable, témoins de mes premiers émois, premières découvertes du monde dans toutes sa beauté et sa cruauté, ceux-là même à qui j'avais "donné rendez-vous dans 10 ans, même jour même heure etc " où sont-ils maintenant ? Et ce jour, lequel étais-ce déjà ? Au lycée. Tous les jours nous nous croisons sans nous arrêter. Un bonheur immense et des serments d'amitié éternelle qui n'ont finalement aboutis qu'à de l'indifférence liée au fait qu'en grandissant nous n'ayons plus rien en commun ou a une simple cordialité. Le 3 Septembre. J'ai la flemme de calculer l'année. L'heure je l'ai oublié. Le lieu exact aussi. Tout ceci est enterré donc. Une année de bonheur inconscient aux oubliettes, au prix d'un peu de maturité et d'évolution vers des choses plus concretes et moins superficielles. On appelle ça grandir il parait. Mais pourquoi chez moi grandir signifie toujours "grand chambardement" ? pourquoi ais-je toujours eu cette impression que j'étais la seule à évoluer et que les autres ne me correspondaient plus ? Serait-ce parce que j'évolue justement grace aux autres ? Pour l'instant c'est stable, je pense avoir trouvé des personnes me correspondant vraiment... Tout ça pour dire que bien que j'étais un peu conne à cette époque, j'en garde un exellent souvenir. Que je ne voudrais surtout pas déteriorer. Oui mais voilà. La personne "clef" de ce bonheur passé est la seule que je ne vois pas quotidiennement . Et pour cause. 6500 km d'océan de séparation, ça réduit les contacts. A quelques coups de fils, précieux et chers, de longues discussions sur msn, rares à cause du décalage horaire, puis rien. Un mail de temps en temps. Un mail cet après -midi. "Je serais en France pour noël et j'aimerai te voir" Et c'est la plongée dans les souvenirs et les questionnements. Il m'a fait souffrir. Comme peut souffrir une adolescente à la rupture avec son premier amour. Mais malgré ça, on essaye de garder une bonne image. Après 4 ans, seuls les bons souvenirs restent. Une image. Qui est probablement une illusion. Que je ne veux pas perdre. Car ce ne serait d'aucune utilité. " Que gagne-t-on à perdre ses illusions ? " dit le joli sujet de philo à rendre mardi. Ici, je sais que je ne gagnerais rien. Je le voyais avec les yeux de l'amour. Probablement le plus aveugle qui soit, car le premier. Or je ne l'aime plus (et encore heureux). Et on évolue en 4 ans. De mon côté comme du sien. L'image ne pourra en être que moins belle. Oui mais il y a l'exitation. La curiosité. La joie. Maintenant c'est à savoir qui prendra le dessus : l'illusion ou la réalité ? La peur ou la curiosité ? La conscience ou l'inconscient ? Les paris sont ouverts. Réponse en décembre. En attendant, philo encore et encore ....
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